La lutine

Couture, custo, idées et partage

17 juillet 2008

Vacances particulières...

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Cette année la famille de mme Lutine ne partira pas en vacances. Devenir entrepreneur demande quelques concessions, et les vacances en font parti. Mais rien de triste par ici, les journées s'égrainent doucement au fil d'une météo clémente. Pendant que monsieur lutin continue sa prospection en esperant de bons clients pour la rentrée, madame lutine et mademoiselle s'échappent, visiter des copines, passer une journée au parc, preparent un petit pic-nic et filent près de l'étang. Les canards les saluent, s'approchent, quemandent quelques morceaux de pains que la demoiselle n'a pas oubliés...Bien sur elles auraient bien été se saouler de l'air salé d'une ile bretonne mais ces nouvelles vacances fleurent bons la campagne...

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05 juin 2008

Pouponner...

Tout avait commencé par un intérêt soudain par les poupées qui se reposaient telles des princesses endormies sur le lit de la demoiselle depuis de longs mois. Le préféré c'etait le tout petit bébé, celui qui ressemblait à un vrai, celui qui avait une odeur délicieuse dans son petit pyjama, ses replis dodus et son poing serré. Mme lutine entendait sa petite fille consoler le bébé, le changer, lui donner un biberon et parfois même le gronder pour qu'il dorme...Elle qui n'avait jamais gronder mlle lutine pour qu'elle se laisse bercer par les bras de morphée se demandait d'ailleurs d'ou pouvait venir cette fermeté. Puis il avait fallut emmener le poupon en ballade, et ne pas oublier de l'embrasser le soir...Mais le plus troublant c'est que finalement ce bébé n'avait pas pour maman la jolie demoiselle...Cette dernière avait décrété qu'il etait le fils de mme lutine. Soit qu'il en soit ainsi ! celui ci était tout fait, et ne pleurait pas la nuit ! Benjamin, puisque tel était son nom, etait donc le fils adoptif de mme lutine. Mais ce qu'elle n'avait pas compris, c'est qu'en devenant son fils, il heritait également du titre de petit frère de la demoiselle !

Cette pensée lui avait été revélé lorsque la maitresse de la demoiselle lui demanda confirmation de la place d'enfant unique de son élève...Mlle lutine parlait si souvent de son petit frère "benjamin" que la maitresse se demandait si un petit n'avait pas fait son apparition dans la famille... Une discussion était donc née hier soir, allongée toute deux sur le petit lit, mme lutine avait questionné sa fille. La petite avait alors demandé si le père noël pouvait lui apporter un petit frère ou même une petite soeur....a bon entendeur...

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04 juin 2008

Instant magique

Ce matin il n'y avait pas d'école pour mlle lutine. Cela ne tombait pas très bien pour mme lutine. Elle travaillait avec acharnement depuis plusieurs jours pour rendre son premier appel d'offre dans les temps. Elle n'avait jamais fait ce travail et ce qui aurait du lui prendre deux ou trois jours lui en prenait 5 ou 6...Ce matin c'etait la dernière ligne droite tout devait partir au courrier du jour. Mlle lutine pas encore assez grande pour jouer toute seule, lire ou s'occuper, mme lutine avait veillé tard pour avancer le plus possible. Elle savait que la matinée serait difficile. Alors elle avait expliqué a la demoiselle qu'elle devait finir son travail et elle lui avait demandé d'être sage...N'osant pas trop y croire...

De son bureau, elle l'apercevait, elle l'entendait. Petites chansons, petites histoires, les minutes s'egrenaient et la petite s'occupait...mme lutine elle s'étonnait...et puis le silence...la demoiselle s'était endormie, le sourire aux lèvres... Cela n'arrivait jamais, même tout bébé cette enfant ne dormait qu'aux heures de la nuit...C'etait un peu magique de la voir s'abandonner en pleine matinée.

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03 juin 2008

Tendresse

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Les fins de  journées s'annoncaient toujours avec la même envie, se refugier dans la cuisine, allumer la radio pour ne pas couper le fil avec le monde, ouvrir un des nombreux livres et choisir. Choisir une recette, juste une, une sucrée ou une salée , cela dependait de son humeur. Besoin d'un peu de reconfort et là voila qui se lancait dans le tout doux, le tout chocolat, envie d'ailleurs et là voila qui ouvrait le livre de cuisine de la famille celui que sa mère lui avait donné, celui qu'elle tenait elle même de sa mère, livre rapiécé, raccomodé, ou les ecritures se melaient, celui qui un jour reviendrait a mlle lutine, celui qui renfermait les meilleurs recettes, le couscous, le tajine aux citrons confits et olives, les gateaux aux amandes et puis la brioche. Celle ci c'est mme lutine qui l'avait écrite de sa plus jolie écriture de gauchère. 2 verres de farine, 1 cuillère à soupe de sucre, une cuillère à café de levure de boulanger, 3 cuillères à soupe de lait en poudre, un trait de fleur d'oranger, un peu de sel, 180ml d'eau tiède et puis le petrissage à mains nues. 30g de beurre et la tête qui se vide au fur et a mesure que la pate prend forme...ne plus penser, tourner, retourner et  sentir la chaleur monter, dans les bras, dans la pate. C'est mieux qu'un cours de yoga pour mme lutine. Elle fait reposer, elle guette, si la pate venait a ne pas monter se serait presque tragique pour elle. Le temoin de quelque chose qu'elle ne fait pas bien...Un manquement dans ce qu'elle est...Heureusement qu'elle n'est pas Chef, sa vie serait un enfer !

En attendant pendant qu'elle écrivait son petit billet, la pate a bien levée, un petit coup de rouleau, elle ressemble a une pate a tarte, on la roule comme un gateau roulé, on laisse gonfler encore, il faut que la brioche soit aérienne comme une nuage, comme le nuage de lait qu'elle mettra dessus pour qu'elle soit joliment dorée. Et hop elle l'enfourne. Tout doucement elle referme la porte du four, il ne faudrait pas que tout le travail retombe comme un soufflé ! 200° pendant 5 mn et puis 180° pendant 20 mn cela devrait suffire...pour faire un delice de douceur et de tendresse...

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02 juin 2008

Courage au fond du jardin

Plic ploc plic ploc plic ploc....comme un metronome les averses rythmaient le fil de la journée. La chaleur s'echappait de la terre, remontait doucement le long des jambes  et etreignait les souffles. Les odeurs se melangeaient : la terre,  la fraicheur de la menthe poivrée,la douceur des herbes froissées et dans le fond l'entêtante fragrance sucrée presque poisseuse du jasmin etoilé planté à coté de la terrasse ;  et puis au loin l'odeur de l'eau qui s'echappait de l'etang, odeur humide du sol chauffé aux rayons du soleil, odeur des particules de poussières dès que le soleil serait plus chaud, mme lutine planté au milieu du jardin avait le coeur qui explosait. Lorsqu'elle habitait Paris, elle avait maintes fois rêvé de sortir dans un joli jardin, les pieds nues en contact avec la terre...Elle y etait, elle respirait, etouffait de ces sensations, ici le sentiment d'être au centre d'une nature puissante revenait souvent. Elle se sentait toute petite. Elle d'une nature un peu anxieuse s'etonnait de suivre doucement le chemin qu'elle et m.lutin avaient entrepris. Elle avait besoin de venir au milieu du jardin, seule, pour reflechir et prendre le recul necessaire pour ne pas se tromper de direction. Pas encore d'affaires signés, des devis, des contacts mais cette certitude de faire ce qu'ils devaient faire. Ici elle s'allongeait sur le petit muret vestige de l'ancienne etable et regardait les nuages defiler. Un crocodile, une flèche, un mouton...Resister, ne pas avoir peur de demain. Ils n'avaient pas les moyens de se tromper, ils devaient y arriver...

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28 mai 2008

Un Dimanche particulier

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Dimanche matin, elle s'etait levée un peu plus tôt que d'habitude. Celui là était particulier, il ne serait de toute façon pas assez long. C'était la fête des mères, sa fête, et puis aussi celle de la sienne. En préparant les oeufs surprises, elle se rappelaient sa grand-mère maternelle dans la cuisine auréolée de soleil qui sentait toujours bon les épices, le safran, la coriandre, la cannelle, elle aussi préparait les oeufs surprises, ces oeufs durs dont le jaune avait été patiemment mouliné puis melangé au thon ou au jambon, à la mayonnaise et juste un peu d'un blanc d'oeuf pour que se soit plus beau. Elle se rappelait ce grand plat qui avait demandé beaucoup de temps et qui serait englouti en quelques minutes par une grande famille braillarde melange du sud de l'europe et du nord de l'afrique. Au milieu des nombreux enfants de sa grand-mère sa mère, la plus douce, la plus fragile, la petite marie. Celle que l'on ecoutait pas vraiment. La plus belle aussi, mais ça elle ne le savait pas, elle ne le croyait. Celle a qui on avait raconté toute petite que la sage femme qui l'avait sortie avait informé les parents que de celle-là, ils n'en feraient rien ! Cette petite que l'on voyait derrière sur les photos de famille avait toujours transporté ce sac a dos un peu trop lourd pour elle. Elle avait gardée la tête haute. Toujours , en dépit de tout. Mme lutine dans sa cuisine en ce matin de la fête des mères repensait a la sienne, elle ressentait encore le frisson lorsqu'elle avait entendue le mot cancer. Elle revivait ces moments dans les hopitaux parisiens a attendre le reveil de sa maman, c'est là qu'elle était s'était mise à croire très fort, à prier, remercier... Prier pour qu'il n'arrive rien, qu'elle ne parte pas, qu'elle ne l'abandonne pas. A ce moment elle même n'etait pas encore maman...Elle se rappelait ce matin a lui serrer la main pour l'accompagner dans la decouverte de ce nouveau corps, la blessure de ne plus être tout a fait femme. Les medecins disaient ne vous inquiétez pas, il y aura une "reconstruction", elle repensait a ces quelques mois plus tard ou les mêmes medecins annoncaient qu'il n'y aurait pas reconstruction parce que les veines étaient trop abimées par la chimiothérapie...Elle repensait a tous ces mauvais instants, elle repensait aussi à tous les bons moments, la naissance de mlle lutine, sa mère dans la chambre d'a coté, les moments de partage et de joies, elle se disait que oui cette fête était la plus précieuse pour elle parce que cette maman, cette maman devenue aujourd'hui mamie serait avec elle en ce jour tout particulier. Elle savait que cette philosophie de vie de vivre tous les moments comme s'ils devaient être les derniers, lui venait de cette histoire, de cette mère un peu fragile mais finalement tellement forte...

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24 mai 2008

Allergie...

Chaque soirs comme un petit rituel, mme lutine se rendait dans son potager. Elle binait, coupait, plantait, semait, arrosait...Les plants de "rose de Berne" etait déjà bien ancrés dans la terre réchauffée par ce joli mois de Mai, les oeillets veillaient, les fraises rosissaient, les haricots patientaient....Mais, mme lutine lorsqu'elle était arrivée dans cette maison avait trouvé que le carré d'aromates se trouvait bien trop loin de la cuisine...Un petit coin tout a coté de l'office aurait fait l'affaire s'il n'avait pas été envahie de lierre sauvage et de ronce piquante. Elle s'etait promise depuis trop longtemps de prendre son petit courage a deux mains et de nettoyer ce petit coin...Cette semaine, la brise douce de la fin d'après midi et le chant des oiseaux avait fini par la convaincre que le moment était venu. Cisaille, gants et serfouette, elle avait travaillé vite et bien. Le rosier tout a coté était infesté de puceron, elle le traiterait avec le savon noir dès ses travaux terminé. Des minuscules mouches blanches ou peut etre  des papillons voletaient autour d'elle, s'insinuant même dans ses narines...Elle derangeait du mon par ici...les escargots faisaient les morts mais elle savait qu'ils etaient de bon comédiens, les araignées couraient se refugier dans un coin plus calme...La soirée avait debutée, mme lutine etait rentrée. Tout etait propre, les aromates seraient bien...

Mais le lendemain matin, mme lutine n'avait pu se lever...Ces jambes avaient doublées de volume, les piqures des insectes, tout une famille d'insectes probablement, l'avaient terrassées. Le medecin etait passé, il avait prescrit une ordonnance qui n'en finissait plus. Il lui avait signifié que le pantacourt etait joli mais pas très adapté aux travaux du jardin....Elle avait vaincu le petit coinde broussailles mais les insectes s'etaient vengés...ce petit monde etait presque invisible mais bien puissant...ça elle ne l'oublierait plus...

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23 mai 2008

A trois...

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Entre deux appels d'offre, il restait peu de temps à m. et mme lutine pour profiter des beaux jours... Alors vite, la famille s'est entassée dans la voiture et avec  un petit air de vacances, fenêtres ouvertes et paysage de campagne, ils avaient pris la direction du joli zoo de Beauval...Le pic-nic reposait au fond du panier trouvé à la dernière brocante : les petits sandwichs triangulaires, le thé à la menthe dans le thermos à pois, les tomates cerises mures à point, et puis quelques petites choses qui feraient plaisir à une demoiselle lutine  heureuse d'aller voir les animaux.

Arrivés au guichet, la longue file d'attente pour prendre les tickets leur avait fait un peu peur mais ils s'étaient dit que cette retraite studieuse au fond de la fôret devaient les avoir rendu encore un peu plus sauvage. m et mme lutine était comme les fauves du zoos qui n'aiment pas trop être dérangés.... Alors le coeur leger ils étaient rentrés dans le parc, la petite fille sautillant devant comme une gracieuse danseuse. Mais pour ne pas faire tout à fait comme les autres, et puis pour être un peu tranquille, pour ne pas jouer des coudes, ils avaient décidés que pour eux la visite se ferait en sens contraire des flèches...Un peu à contre-courant...un peu comme leur parcours...pas toujours là où on les attendaient...Ils le savaient leurs têtes avaient besoin de s'echapper, la pression avait été intense, la conciliation du prud'hommes n'avait rien donné, monsieur lutin s'etait fait un plaisir de remarquer qu'il n'avait toujours pas recu son solde de tout compte en retard d'un mois déjà, leur nouvelle activité les empechaient même parfois de dormir, trop de choses à faire, trop d'idées à ne pas oublier, peur de se tromper, de ne pas y arriver et puis ces successions d'angoisses et de certitudes....Ils etaient sur le bon chemin et puis hop, auraient ils le temps et les moyens ???? oui oui il le fallait....

Alors les tigres, singes et autres animaux leurs avaient permit de s'evader, de profiter du temps et du soleil, des cris de joies de leur petite fille, les joues rosies par le soleil, elle venait les voir pour leur dire qu'elle les aimait...Eux aussi l'aimait, ils se sentaient forts, forts d'avoir les pieds bien ancrés dans leurs bottes, forts d'être trois...

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23 avril 2008

Se lancer, sauter, voler et ne pas avoir peur...

Avap

Elle croyait très fort au destin, aux petites choses qui balisaient un chemin qu'il fallait forcement emprunter. Elle avait acceuillit les nouvelles de monsieur lutin avec  inquiétude, avec le gout de l'injustice. Au debut ils avaient dit, nous partons trois jours au bord de la mer. Deauville, marcher sur les planches, s'évader, faire le point. Mais les prix en période de vacances scolaires les avaient stoppés. Probablement sans préavis, il fallait compter. Tant pis ils partiraient a un autre moment...Alors ils étaient  restés, avaient fait le point de leur savoir-faire, de leurs désirs, de leurs points faibles aussi parce que ceux là ils ne fallaient pas les oublier parce que sinon ils vous rattrapaient. Tous les deux faisaient le même metier, ça aidait un peu pour mettre les projet en commun. Et de mots en mots, d'idées en idées, former une équipe pour faire ce qu'ils aimaient, ce qu'ils faisaient bien. Lorsqu'il visitait des clients, des DRH en mal de bons candidats, souvent il repartait avec un poste ou même plusieurs. Elle elle savait denicher les talents, bonne chasseuse, elle furetait jusqu'a trouver celui ou celle qu'il fallait. Ils suivaient leurs recrues, s'equerraient, s'inquietaient, s'informaient. C'est ce qui faisait que les clients se rappelaient d'eux: peut etre pas uniquement leur savoir faire, peut etre, surement leur savoir être ; le fait qu'ils traitaient leurs clients et leurs candidats comme ils aimeraient qu'on le fasse pour eux, cela s'appelait peut etre l'empathie . Alors ils y pensaient , se lancer a deux, convaincre encore pour qu'on leur fasse confiance. 

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18 avril 2008

A contre-courant

Madame Lutine se trouvait souvent a contre-courant. Déplacée, pas tout à fait a sa place. De ses copines, elles se sentaient souvent loin. Les lunettes chanel, gucci, les dernières manolo elles trouvaient cela parfoit jolis, souvent clinquants. Aux vacances aux Bahamas, elle preferait les journées de marche dans le désert, la recherche du temps jadis au fond de l'egypte, loin des bateaux deversoirs  de touristes en mal de grandioses. Non non elle ne jouait pas a madame Hautaine trouvant les touristes braillards, pas assez bien pour elle. Juste qu'elle preferait le calme à l'euphorie du groupe, juste qu'elle preferait partager le thé du paysan plutot que le cocktail d'acceuil du 4 étoiles. Certe cela lui avait valu quelques douleurs dorsales au levée d'une nuit passée sur une couche sommaire composée d'une simple natte, mais souvent elle avait trouvé le calme et la serenité dans cette autre monde loin du sien. La tempête qui soufflait sur sa famille en ce moment l'a ramenait vers ses rivages lointains. L'envie de tout bazarder pour partir vers les bazards d'un autre lieu. Ce sentiment très fort de ne pas être a sa place au milieu des Caïmans presque plus dangereux que ceux du Nil. Elle savait qu'il fallait relativiser, prendre du recul, mais revenait alors ses doutes de ne pas être là ou il faut, de ne pas gacher le temps qu'il leur était donné. De faire quelque chose. De ne pas courir a la futilité... Ce matin elle qui ne jouait pas avait valider un ticket de loto. Même si elle ne gagnait rien elle aurait rêvé pour 2 euros ! Acheter un voilier, embarquer et tourner tourner tourner jusqu'au tournis, comme ce jeu que les enfants adorent et  qui nous fait perdre nos sens...

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